Alors qu’en France le nombre moyen de cours suivis par un étudiant de master varie entre 6 et 8, le camarade kiwi voit ce montant divisé par deux et n’a besoin que de 3 ou 4 matières pour compléter son semestre. Rassurez-vous cette injustice est largement compensée par la charge de travail qui nous est attribuée sur place, mes rêves de bronzette sous palmiers ont ainsi été brutalement dégrisés dès la distribution des premières tâches.
Je la mets parce que c'est joli
Je n’ai que 6 heures de cours par semaine, réparties sur le lundi et le mercredi, ce qui à l’avantage de me laisser gérer l’intégralité de mon emploi du temps selon mes aspirations extrascolaires. Les devoirs à rendre comprennent quant à eux une large part de recherches personnelles, leur longueur est compris dans une fourchette (ou plutôt un trident) comprise entre 5 et 20 pages, et leur fréquence est variable selon les matières.
L’approche pédagogique choisie par l’université est très différente de celle employée par nos prestigieuses académies françaises. En effet, si les universités de l’hexagone imposent à leurs étudiants une trentaine d’heures de cours, pendant lesquels leur seront dispensées quelques bases théoriques destinées à la réalisation de « cas pratiques »*, les universitaires néo-zélandais préfèrent une méthode nettement plus familiale, du type « tiens, occupe toi avec ça et fout moi la paix ». Les sujets de compositions sont brièvement introduits pendant les heures de cours, et ne laissent pas d’alternatives à l’étudiant que de creuser la problématique tout en épanchant sa soif de connaissance. Les chargés d’enseignement se tiennent néanmoins à notre disposition sur rendez-vous, si le besoin d’approbation devient trop pressant.
Mes journées sont donc partagées entre le temps passé à la bibliothèque, dans un bâtiment moderne, fonctionnel, et aux ressources quasi-équivalentes à celles de son homologue Mitterrandienne, et le temps consacré au « repos du guerrier ».
J’ai fini hier soir (dimanche) un papier qui m’a occupé durant toute la semaine et qui comptera pour 50% de ma note final dans cette matière (Quentin content). Je dois maintenant vous laisser pour m’occuper des deux autres devoirs à rendre cette semaine, et que je n’ai pas eu le loisir de commencer (Quentin qui pleure).
Câlin collectif
(*) pour les étrangers au système, il s’agit de scénarios si bien ficelés que les protagonistes ne rencontrent en général qu’un seul type de problème, totalement résoluble par un modèle théorique adéquat identifié par l’étudiant dans son manuel
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire