J'imagine qu'il me fallait le temps d'encaisser la gigantesque claque qu'était Wanaka pour pouvoir enfin me mettre à la rédaction de cet article. En effet, trois semaines se sont passées entre le meilleur weekend que j'ai passé jusqu'à présent et ce dimanche 28 août.
Ça fait envie quand même, non ?
Tout à commencé par un choix, celui d'aller disputer les matchs qualificatifs pour le championnat national de volleyball, à Christchurch ou d'aller skier dans un des plus beaux domaine de l'île du sud. Le choix fut cornélien, mais les conditions météo étaient trop belles pour que je puisse laisser passer cette occasion d'aller tâter la poudre néo-zélandaise.
Sur le panneau: "Payback"
Le départ était prévu à 5h le samedi matin, avec quatre autres compagnons de route. Mais comme les choses se passent rarement comme prévu, nous ne franchîmes le portail du complexe qu'à 6h20. Les mauvais esprits pensent évidemment à une bande de jeunes adultes ayant des difficultés à faire le lien entre sonnerie du réveil et le réveil proprement dit. C'aurait été tellement plus facile... En fait, une bande de butors de petite vertu avaient fait effraction dans notre véhicule, dérobant le matériel loué la veille par deux de nos compères ainsi que l'essence du réservoir. Le temps de faire la déclaration aux autorités (par téléphone) et nous nous engagions sur la route de l'aventure!
Les paysages n'avaient rien de passionnant jusqu'aux environs de 8h du matin, principalement parce que l'absence de lumière ne facilitait pas notre perception des environs. Nous nous arrêtâmes néanmoins pour admirer un splendide lever de soleil sur les collines rocheuses du centre de l'île. Les heures suivantes ne furent que joie et excitation à l'approche des massifs montagneux de la côte Est et nous parvînmes enfin à Wanaka un peu avant midi. Après un crochet rapide par la boutique de location de ski, nous étions déjà sur le chemin de l'extase hivernale.
The crew et l'aurore
Arrivés au pied de la montagne, il nous fallut conduire sur une vindicative pente boueuse afin de nous stationner derrière les autres véhicules déjà garés au sommet. Un bon kilomètre nous séparant des remontés mécaniques, une navette vint nous assister dans notre détresse (chaussures de ski + skis + bâtons + boue + 1km = détresse, oui!).
Enfin sur les pistes, nous ne pûmes que constater la majesté du paysage ensoleillé. Au delà des pentes enneigées du domaine s'étendaient des collines d'un vert d'émeraude bordés d'un lac d'argent (vous pouvez copier-coller cette phrase pour la citer lors de votre prochaine réception mondaine) (re-parenthèse: papi et mamie, copier-coller = ctrl+c, ctrl+v). La superbe neige et le ciel totalement dégagé semblaient nous offrir la promesse d'une journée inoubliable. Seuls les habitués de la station ronchonnaient un peu à la vue d'une queue longue d'une vingtaine de mètre à laquelle ils n'étaient manifestement pas accoutumés. Quant à moi, le souvenir des stations françaises pendant la semaine parisienne des vacances de février me permettait de relativiser.
Mes amis, la foule!
La journée fut magnifique et nous appréciâmes le retour au village après plus de 4h à glisser sur nos spatules. La soirée fut consacrée au visionnage d'une rencontre épique entre l'Afrique du Sud et les All-Blacks, dans l'auberge de jeunesse du coin.
Notre arrière plan pour la journée
Le lendemain, mes petits camarades partirent tous en directions des sommets enneigés. J'optais de mon côté pour une journée d'exploration dans Wanaka, charmante bourgade d'altitude. L'architecture en elle même ne cassant pas trois pattes à un canard, j'entrepris une excursion sur les bords du lac. Mes compagnons ne tardèrent pas à me rejoindre, et nous profitâmes de nos derniers instants dans le plus beau cadre de carte postale que j'ai eu l'occasion de voir durant ces deux premiers mois en Nouvelle-Zélande.
Les bords du lac de Wanaka
Le chemin du retour fût plutôt calme, tous les passagers plongés dans une léthargie post-ski. Nous conclûmes cet excellent weekend par un sublime coucher de soleil dans les collines d'or d'Otago. Et on a trouvé un crâne de mouton aussi.
Pour moi c'est doré, mais en même temps
je suis pas une référence...
"Et on a trouvé un crâne de mouton aussi."
RépondreSupprimerMeilleure phrase du blog! J'imagine que t'avais un graaaand sourire quand t'as écrit sa!! :D