dimanche 20 novembre 2011

Milford Sound

C'est juste après avoir terminé la plupart de nos devoirs universitaires et avant que ne commence la période des exams que nous avons décidé avec Matt, un ami américain, de partir sur la route de l'aventure! Nous avions déjà acquis auprès d'une connaissance un billet pour une "Jucy Cruise", au coeur du Fjordland National Park. Bien qu'aucun de nous ne savions ce en quoi consistait cette croisière, nous décidâmes de consacrer notre weekend de liberté à cette prometteuse épopée. Pour tout vous dire, lors de l'achat des billets, j'avais compris "Juicy Cruise" et imaginais une soirée sur un bateau à déguster des jus de fruits...

Un bateau sans jus de fruit...

Afin de rendre cette escapade plus palpitante et abordable, nous nous résolûmes à rejoindre Milford Sound en auto-stop, ayant en tête qu'il ne nous faudrait pas plus de 2j pour couvrir les quelques 500km qui nous séparaient de notre destination. L'itinéraire (ci-dessous) nous promettait de superbes paysages entre les plaines et montagnes du Central Otago et l'excitation nous tint éveillé jusqu'au départ matinal.


Cliffy (copain kiwi) nous conduit hors de la ville vers un point stratégique pour faciliter notre premier enlèvement. Nous avions respectivement un panneau indiquant la direction dans laquelle nous souhaitions aller et un autre "Go Blacks", pour appâter le supporter néo-zélandais. Nous étions plein d'énergie et de bonne volonté, naïf de croire que notre légendaire charme baroudeur suffirait à soumettre les automobilistes à notre volonté.

Matt, l'ami américain

Sur l'ensemble du parcours, nous avons été pris en moyenne après une heure et demi de danses en tout genre, de regards suppliants et de crampes au(x) pouce(s). Nos stratégies ont évoluées avec nos échecs, mais force a été d'admettre que stratégie et auto-stop sont manifestement deux notions incompatibles.

Une stratégie qui ne marche pas avec les camions

La route était certes magnifique, mais également épuisante. Les sujets abordés étaient sensiblement les mêmes avec l'ensemble des conducteurs, et il était fatiguant de garder une conversation constante et fluide sur l'ensemble du parcours. En bons élèves du Trivial Pursuit en équipe, Matt et moi nous étions répartis les sujets par affinité: Matt avait pris l'option Géographie/Faune/Flore/Météo tandis que je variais les plaisirs avec une récitation de lieux communs concernant les différentes équipes du Rugby présente en Coupe du Monde.

Nous passâmes notre première nuit à Te Anau (voir carte), dans une auberge de jeunesse où nous avons fait la connaissance d'autres voyageurs qui nous accompagnèrent au bar du coin pour une petite mousse. La gargote offrait une vue imprenable sur le lac Te Anau ainsi que sur les montagnes environnantes, le petit déjeuner sur la terrasse ne fût donc pas aussi désagréable que la gueule de bois qui l'accompagnait.

Nous fûmes ramassé sur les coups de midi par un père de famille Maori au volant de son camping car en compagnie de ses deux filles (8 et 13 ans, je précise). Les larges fenêtres du véhicule nous permirent de pleinement profiter du décor sublime sur la route entre Te Anau et Milford, environnés par ses fjords et ses sommets enneigés. Notre chauffeur étant en mode touriste dans l’île du sud, nous pûmes également jouir des quelques points du vues qui jalonnaient le parcours. Nous avons convenu avec Matt qu'il s'agissait de la plus belle route que nous avions vu jusqu'à présent, toutes destinations confondues... Difficile conclusion.


On se sent tout petit là...

Enfin arrivé à Milford Sound, nous entreprirent une visite du patelin... quoique hameau serait plus approprié. En effet, la localité ne compte qu'un nombre (très) modeste de bâtiments, uniquement destinés à l'accueil des touristes ainsi qu'à l'hébergement des employés du coin. En revanche les environs à eux seuls justifient l'arrivée massive de cars de touristes octogénaires, dont certains ne repartiront peut-être pas.

Une petite marche dans Milford

Notre petit tour terminé, nous installèrent notre campement pour la nuit dans le bois bordant le gîte du village. La nuit fut agitée, et la toile de tente harcelée par les trombes d'eau et le vent. C'était bien.


Nous partîmes le lendemain pour notre croisière sur le fjord. Une épaisse couche de nuages couvraient la cime des hauteurs alentour et l'expérience semblait compromise par les aléas météorologiques. Il n'en était rien.

Un joyeux matin de printemps

La bateau part de Milford pour aller faire demi-tour à l'entrée de la mer Tasman. Le principal intérêt de la croisière réside dans les chutes d'eau sillonnant dans les montagnes pour se jeter dans le fjord. La pluie de la veille avait considérablement alimenté les torrents, rendant ces derniers d'autant plus impressionnants.


De plus, la brume donnait au paysage un air de King Kong et soulignait parfaitement l'atmosphère mystérieuse des environs. Si un T-Rex était sorti des montagnes, nous aurions évidement trouvé ça effrayant, mais pas tellement surprenant.

La "petite" chute au fond fait près de 100m de hauteur

Ce furent deux heures de béatitude totale, à contempler une nature que nous ne croyions possible que dans les films fantastiques. Il faisait froid, nous étions trempés, et pourtant un sourire persistant nous donnait l'air de deux adolescents à la sortie de leur première nuit d'amour.

Le rocher aux phoques

Au retour, nous empruntâmes un trajet différent de celui emprunté à l'aller, pas tant par volonté que par accident. Nous nous retrouvâmes ainsi à Queenstown, destination populaire parmi les jeunes kiwis. C'était le soir de la première rencontre entre les All-Blacks et la France, et le bar dans lequel nous nous établîmes était peuplé de français. Nous passâmes une nuit pleine de rebondissement, accompagnés par deux jeunes autochtones rencontrées à la taverne. Sans doute la meilleure soirée que j'aies passé depuis mon arrivé.

vendredi 18 novembre 2011

Le retour

Cet article marque un retour sur la page web odieusement délaissée pendant près de 3 mois. Rassurez vous néanmoins car si la rédaction de mes aventures kiwis fut compromise par des études prenantes, le retour des vacances devrait raviver la flamme narratrice jusqu'ici léthargique.

Contrairement à l'idée que je m'en faisais, ce premier semestre en Nouvelle-Zélande fût très différent de son homologue islandais. Avec seulement 6h de cours par semaine, je pensais pouvoir consacrer une honorable part de mon temps libre au récit de mon exotique quotidien. Si le temps libre ne manquait pas trop (il faut être honnête), les moments passés sur mes devoirs universitaires étaient constitués majoritairement de travaux de recherche et d'écriture.

Ainsi, tout comme le gynéco préfère éviter l'auscultation au sein de son propre cercle familial, l'envie qui me poussait à vous raconter ces épiques péripéties fût anémiée par l'utilisation de mes ressources créatives au profit de mes obligations académiques. Ce journal de bord étant tout d'abord animé par le plaisir que j'ai à communiquer avec ma restreinte audience, il était donc logique de stopper sa rédaction si celle-ci ne me fournissait plus satisfaction.

Le début de ces 4 mois de congés universitaire devraient cependant m'aider à retrouver l'inspiration! Au programme donc, le récit des moments forts du premier semestre, les quelques voyages passés ou en prévision et bien sûr mon premier Noël en été. Je me risque même à dévoiler quelques-unes des photos de ces 5 premiers mois en avant-première, pour les quelques personnes qui s'hasarderaient encore sur cette page après cette honteuse période d'absence.

Au programme des prochains articles: de l'émotion...

... des paysages improbables...

... et des montagnes en plan large

La suite très vite!

dimanche 28 août 2011

Winter? Seriously?!

Cet article est consacré à une mise à jour de la situation météorologique à Dunedin, ceci afin de rassurer amis proches et famille qui pensent que je suis en train de mourir à petit feu, emmitouflé sous une cargaison de couvertures.

Nous profitons depuis une semaine de températures printanières ainsi que d'un grand ciel bleu, nous permettant ainsi balades et excursions au détriment de nos études. Ceci me permit de réaliser deux choses:

- il n'y a plus de saison ma bonne dame: j'ai bien vérifié, sur le calendrier c'est marqué hiver. Cependant, les conditions dont nous jouissons actuellement sont clairement estivales, aux dires des riverains. Les saisons sont donc plus des indications de tendances météo que d'exactes délimitations annuelles au code vestimentaire spécifique.

On est d'accord que ça sent pas l'hiver là!

- le paysage n'est que peu affecté par les saisons: la végétation est extrêmement diversifiée sur cette charmante île. Si beaucoup d'espèces ont un feuillage caduc, la grande majorité de la flore garde sa verdure tout au long de l'année.

A gauche, les caducs. A droite, la joie du vert.

Ainsi, même au coeur de l'hiver, les kiwis ne connaissent rien à la dépression de l'arbre nu et profitent d'une végétation luxuriante tout l'année. Ces bâtards.

Les balades en forêt, un plaisir pour
toute la famille

Weekend à Wanaka

J'imagine qu'il me fallait le temps d'encaisser la gigantesque claque qu'était Wanaka pour pouvoir enfin me mettre à la rédaction de cet article. En effet, trois semaines se sont passées entre le meilleur weekend que j'ai passé jusqu'à présent et ce dimanche 28 août.

Ça fait envie quand même, non ?

Tout à commencé par un choix, celui d'aller disputer les matchs qualificatifs pour le championnat national de volleyball, à Christchurch ou d'aller skier dans un des plus beaux domaine de l'île du sud. Le choix fut cornélien, mais les conditions météo étaient trop belles pour que je puisse laisser passer cette occasion d'aller tâter la poudre néo-zélandaise.

Sur le panneau: "Payback"

Le départ était prévu à 5h le samedi matin, avec quatre autres compagnons de route. Mais comme les choses se passent rarement comme prévu, nous ne franchîmes le portail du complexe qu'à 6h20. Les mauvais esprits pensent évidemment à une bande de jeunes adultes ayant des difficultés à faire le lien entre sonnerie du réveil et le réveil proprement dit. C'aurait été tellement plus facile... En fait, une bande de butors de petite vertu avaient fait effraction dans notre véhicule, dérobant le matériel loué la veille par deux de nos compères ainsi que l'essence du réservoir. Le temps de faire la déclaration aux autorités (par téléphone) et nous nous engagions sur la route de l'aventure!

Les paysages n'avaient rien de passionnant jusqu'aux environs de 8h du matin, principalement parce que l'absence de lumière ne facilitait pas notre perception des environs. Nous nous arrêtâmes néanmoins pour admirer un splendide lever de soleil sur les collines rocheuses du centre de l'île. Les heures suivantes ne furent que joie et excitation à l'approche des massifs montagneux de la côte Est et nous parvînmes enfin à Wanaka un peu avant midi. Après un crochet rapide par la boutique de location de ski, nous étions déjà sur le chemin de l'extase hivernale.

The crew et l'aurore

Arrivés au pied de la montagne, il nous fallut conduire sur une vindicative pente boueuse afin de nous stationner derrière les autres véhicules déjà garés au sommet. Un bon kilomètre nous séparant des remontés mécaniques, une navette vint nous assister dans notre détresse (chaussures de ski + skis + bâtons + boue + 1km = détresse, oui!).

Enfin sur les pistes, nous ne pûmes que constater la majesté du paysage ensoleillé. Au delà des pentes enneigées du domaine s'étendaient des collines d'un vert d'émeraude bordés d'un lac d'argent (vous pouvez copier-coller cette phrase pour la citer lors de votre prochaine réception mondaine) (re-parenthèse: papi et mamie, copier-coller = ctrl+c, ctrl+v). La superbe neige et le ciel totalement dégagé semblaient nous offrir la promesse d'une journée inoubliable. Seuls les habitués de la station ronchonnaient un peu à la vue d'une queue longue d'une vingtaine de mètre à laquelle ils n'étaient manifestement pas accoutumés. Quant à moi, le souvenir des stations françaises pendant la semaine parisienne des vacances de février me permettait de relativiser.

Mes amis, la foule!

La journée fut magnifique et nous appréciâmes le retour au village après plus de 4h à glisser sur nos spatules. La soirée fut consacrée au visionnage d'une rencontre épique entre l'Afrique du Sud et les All-Blacks, dans l'auberge de jeunesse du coin.

Notre arrière plan pour la journée

Le lendemain, mes petits camarades partirent tous en directions des sommets enneigés. J'optais de mon côté pour une journée d'exploration dans Wanaka, charmante bourgade d'altitude. L'architecture en elle même ne cassant pas trois pattes à un canard, j'entrepris une excursion sur les bords du lac. Mes compagnons ne tardèrent pas à me rejoindre, et nous profitâmes de nos derniers instants dans le plus beau cadre de carte postale que j'ai eu l'occasion de voir durant ces deux premiers mois en Nouvelle-Zélande.


Les bords du lac de Wanaka

Le chemin du retour fût plutôt calme, tous les passagers plongés dans une léthargie post-ski. Nous conclûmes cet excellent weekend par un sublime coucher de soleil dans les collines d'or d'Otago. Et on a trouvé un crâne de mouton aussi.

Pour moi c'est doré, mais en même temps
je suis pas une référence...

jeudi 18 août 2011

Les 4 saisons

A l'attention des lecteurs: ce sujet ne traite aucunement de pizza, ni de Vivaldi. Vous pouvez envoyer vos réclamations par courrier à l'adresse suivante: 480/6 Leith Street, 9016 Dunedin, New-Zealand. Je me ferais un plaisir de régler le contentieux moi-même.

La semaine dernière, nous avons profité d'une journée de repos amplement méritée pour nous aventurer sur les routes de la péninsule, au sud-est de Dunedin. Paysages mis à part, la péninsule possède une réserve naturelle d'albatros, ET une réserve naturelle de pingouins: parfaite occupation pour un dimanche d'oisiveté.

C'était sans compter sur les aléas de la météo néo-zélandaise, car oui mes petits amis (papi et mamies, croyez bien que cet élan de familiarité n'est que licence artistique), le temps ici est aussi irrationnel qu'en Islande! 34h d'avion pour me retrouver au même endroit, je jubile...

Le départ s'est donc fait sous une avenante tempête de neige qui présageait une tenue de route approximative sur les routes littorales que nous étions amenés à emprunter. La neige tint jusqu'à notre première pause-photo sur les bord du fjord (tout comme en Islande j'vous dis!).

Neige: photo prise de la voiture (je vais pas la dedans moi!)

Puis ce fut au tour de la pluie, genre petite pluie fine et merdique, d'essayer de nous faire rebrousser chemin. Pas de chance pour elle, la perspective d'une soirée crêpe nous avait rendu incorruptibles. Si le Groenland avait inventé la pâte à crêpe, ce serait sûrement une des premières puissances économique et pétrolière au monde.

On la sent la pluie pourrie là, non ?

Nous arrivâmes au bout de la route après une heure et demi de voiture, bravant les éléments et les chansons témoignant des goûts incertains des programmateurs locaux, pour arriver sur la pointe de la péninsule. La réserve d'albatros nous attendait patiemment, le parking était désert et le temps paraissait s'être considérablement amélioré. Il est difficile de prendre le vent en photo, ou même d'en évaluer la force dans une voiture. C'est d'ailleurs sûrement ce qui nous a surpris lorsque nous fûmes littéralement balayés de nos positions par un zéphyr vindicatif qui compliquait toute progression sur la falaise. 13 min 45 nous suffirent pour réaliser notre impuissance et nous résigner à repartir sans albatros à notre actif photographique.

Le retour fût surprenant puisque malgré un trajet sur la même route qu'à l'aller, les paysages semblaient radicalement différents. L'apparition du soleil y était évidemment pour quelque chose, et fût à l'origine d'une révélation semi-culturelle au sein de notre équipage: si les kiwis ne se lassent pas de leur pays, c'est certainement parce qu'ils ne verront jamais deux fois la même chose... Pratique ce temps pourri.

Soleil! Bref, mais apprécié.

Nous fûmes finalement escortés hors de la péninsule par une impressionnante rafale de grêle, recouverte d'une épaisse couche de brouillard. En trois heure de route, nous avons ainsi traversé les 4 saisons et apprécié le retour à la maison.

Je suis à peu près sûr que cette photo n'est pas employée
par les agences de voyages kiwis...

La journée s'est conclue tranquillement par une soirée crêpe avé les copains. Eux content, et moi aussi.

samedi 13 août 2011

Le complexe

Voici bientôt un mois et demi que j'ai posé mes valises en Nouvelle-Zélande, un mois et demi que j'ai commencé à vous raconter ce qui se passe dans le complexe, et un mois et demi que vous vous demandez ce que c'est que c'est. Aujourd'hui marque donc la fin d'une ère d'incertitude et de questionnement.

Vous l'aurez deviné (parce que je m'adresse à un public averti), le complexe désigne l'endroit où je vis. Il s'agit d'un ensemble (ou complexe --> tout s'explique) de 9 appartements, accueillant chacun 4 étudiants. Un kiwi-host (néo-zélandais) est en charge des 3 étudiants étrangers de sa maisonnée, et est censé les assister dans leur nouvel environnement.

Mon appart: dans le coin, au fond à droite

Si je résume, nous sommes donc 9 kiwis-hosts et 27 étudiants étrangers, soit 36 étudiants concentrés sur la même parcelle de terrain... Un paradoxe pour ceux qui comme moi sont venus là pour étudier!

La vue depuis notre palier

Chaque maison possède son propre fonctionnement, mais bon nombre d'évènements sont communs à tout le complexe. Un projet est en cours pour des sweat-shirts symboles de notre résidence. On bosse sur les armoiries.

Un grand moment de convivialité, autour des
neiges estivales.

dimanche 7 août 2011

Les cours

Voila maintenant un mois que les cours ont commencé, coïncidant étrangement avec le manque de temps pour écrire sur le blog. Cet article est donc consacré au système universitaire néo-zélandais à travers une analyse à caractère non-exhaustif du campus d’Otago, et me servira également d’excuse pour justifier un ralentissement du processus éditorial sur cette page internet.

Alors qu’en France le nombre moyen de cours suivis par un étudiant de master varie entre 6 et 8, le camarade kiwi voit ce montant divisé par deux et n’a besoin que de 3 ou 4 matières pour compléter son semestre. Rassurez-vous cette injustice est largement compensée par la charge de travail qui nous est attribuée sur place, mes rêves de bronzette sous palmiers ont ainsi été brutalement dégrisés dès la distribution des premières tâches.

Je la mets parce que c'est joli

Je n’ai que 6 heures de cours par semaine, réparties sur le lundi et le mercredi, ce qui à l’avantage de me laisser gérer l’intégralité de mon emploi du temps selon mes aspirations extrascolaires. Les devoirs à rendre comprennent quant à eux une large part de recherches personnelles, leur longueur est compris dans une fourchette (ou plutôt un trident) comprise entre 5 et 20 pages, et leur fréquence est variable selon les matières.

L’approche pédagogique choisie par l’université est très différente de celle employée par nos prestigieuses académies françaises. En effet, si les universités de l’hexagone imposent à leurs étudiants une trentaine d’heures de cours, pendant lesquels leur seront dispensées quelques bases théoriques destinées à la réalisation de « cas pratiques »*, les universitaires néo-zélandais préfèrent une méthode nettement plus familiale, du type « tiens, occupe toi avec ça et fout moi la paix ». Les sujets de compositions sont brièvement introduits pendant les heures de cours, et ne laissent pas d’alternatives à l’étudiant que de creuser la problématique tout en épanchant sa soif de connaissance. Les chargés d’enseignement se tiennent néanmoins à notre disposition sur rendez-vous, si le besoin d’approbation devient trop pressant.

Mes journées sont donc partagées entre le temps passé à la bibliothèque, dans un bâtiment moderne, fonctionnel, et aux ressources quasi-équivalentes à celles de son homologue Mitterrandienne, et le temps consacré au « repos du guerrier ».

J’ai fini hier soir (dimanche) un papier qui m’a occupé durant toute la semaine et qui comptera pour 50% de ma note final dans cette matière (Quentin content). Je dois maintenant vous laisser pour m’occuper des deux autres devoirs à rendre cette semaine, et que je n’ai pas eu le loisir de commencer (Quentin qui pleure).

Câlin collectif

(*) pour les étrangers au système, il s’agit de scénarios si bien ficelés que les protagonistes ne rencontrent en général qu’un seul type de problème, totalement résoluble par un modèle théorique adéquat identifié par l’étudiant dans son manuel