vendredi 1 juillet 2011

Le stress pré-traumatique

A chaque fois qu’on m’a posé la question dans ces 3 derniers mois « ça te fais peur de partir ? », j’ai répondu inlassablement et sincèrement « nan ». Si toutefois j’ai répondu oui à quelqu’une, il s’agissait d’un stratagème bien huilé destiné à attirer la sympathie de ladite victime.

Les seuls facteurs qui puissent me faire peur dans un voyage comme celui là, ce sont ceux lié à la crainte d’être dans un environnement totalement nouveau, et surtout de n’être pas en mesure de communiquer avec les autochtones qui pourraient m’orienter. Or depuis l’année passée en Islande, la perspective d’un environnement nouveau m’attire bien plus qu’elle ne m’effraie, et ma capacité à communiquer en Anglais s’est très nettement améliorée.

En revanche, si le voyage et l’année qui se préparent ne me rendent pas anxieux, les préparatifs oui ! Qui n’a pas eu peur de se pointer à l’aéroport tout pimpant, mais d’oublier son passeport sur la table sur laquelle on l’avait « justement mis là pour ne pas l’oublier ». J’ai tout essayé : les to do lists pour être sur de ne rien oublier, laisser à sa colocataire (et meilleure amie) préférée l’ensemble de ses papiers importants au cas où, rien n’y fait, j’ai toujours l’impression d’avoir oublié de faire quelque chose ! Même là, au milieu de l’aéroport d’Auckland, je suis pas vraiment tranquille…

Le Visa : 4j pour le faire, tranquille!

Cela fait donc trois mois environ que je fais des rêves pourris, qui font état d’une psychologie d’un équilibre discutable ainsi que d’une grande créativité en matière de sabordage. Ceux-ci se classent en trois catégories :

  • L’oubli d’objets-clefs : le classique mais toujours efficace, il met en scène des oublis de passeport, billets, valises, mais également de prénoms, ou de réponses à des questions telles que le numéro de sécu de papi à l’envers (question posée en caisse d’un Duty Free et qui m’a empêché de sortir du magasin pour prendre mon avion).
  • L’accélération soudaine du temps : un peu moins commun mais tout aussi probant, il plonge le protagoniste dans des situations inextricables à cause d’une accélération aussi soudaine qu’inexplicable du temps. Ex : organisation de la fête de départ 3j avant de prendre l’avion, mais qui se termine à deux heures du départ. Il ne reste alors plus de choix au héros, sinon de prendre la seule valise disponible, à savoir une valise remplie de livres qui étaient destinés au déménagement à plus de 20kg en soute, et la création du premier caleçon Tolkien.
  • Mauvaise coordination sur place : spécifiques aux cauchemars de départ, il s’agit d’un pense bête simple mais qui a prouvé sa valeur. Il laisse le protagoniste arriver à bon port sans encombre pour le laisser s’apercevoir sur place qu’il n’a pas de logement/bagage/bon sens.

En espérant que l’arrivée effective sur le territoire Néo-Zélandais me permette de passer des nuits plus paisibles.

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